Voilà ce qu'il est dit dans le livre des médiums de Allan kardec sur la nature des communications...
...Communications (dites) grossières...
134. Les communications grossières sont celles qui se traduisent par des expressions qui choquent les bienséances. Elles ne peuvent émaner que d'Esprits de bas étage, encore souillés de toutes les impuretés de la matière, et ne diffèrent en rien de celles que pourraient donner des hommes vicieux et grossiers. Elles répugnent à toute personne qui a la moindre délicatesse de sentiment ; car elles sont, selon le caractère des Esprits, triviales, ordurières, obscènes, insolentes, arrogantes, malveillantes et même impies.
...Communications (dites) frivoles...
135. Les communications frivoles émanent d'Esprits légers, moqueurs et espiègles, plus malins que méchants, et qui n'attachent aucune importance à ce qu'ils disent. Comme elles n'ont rien de malséant, elles plaisent à certaines personnes qui s'en amusent, et trouve du plaisir dans ces entretiens futiles où l'on parle beaucoup pour ne rien dire. Ces esprits font quelquefois assaut de saillies spirituelles et mordantes, et au milieu de facéties banales disent souvent de dures vérités qui frappent presque toujours juste. Ces Esprits légers pullulent autour de nous, et saisissent toutes les occasions de se mêler aux communications ; la vérité est le moindre de leurs soucis, c'est pourquoi ils se font un malin plaisir de mystifier ceux qui ont la faiblesse, et quelquefois la présomption de les croire sur parole. Les personnes qui se complaisent dans ces sortes de communications donnent naturellement accès aux Esprits légers et trompeurs ; les Esprits sérieux s'en éloignent comme parmi nous les hommes sérieux s'éloignent des sociétés d'étourdis.
...Communications (dites) sérieuses...
136. Les communications sérieuses sont graves quant au sujet et à la manière dont elles sont faites. Toute communication qui exclut la frivolité et la grossièreté, et qui a un but utile, fût-il d'intérêt privé, est par cela même sérieuse ; mais elle n'est pas pour cela toujours exempte d'erreurs. Les Esprits sérieux ne sont pas tous également éclairés ; il est beaucoup de choses qu'ils ignorent et sur lesquelles ils peuvent se tromper de bonne foi ; c'est pourquoi les Esprits vraiment supérieurs nous recommandent sans cesse de soumettre toutes les communications au contrôle de la raison et de la plus sévère logique.
Il faut donc distinguer les communications sérieuses-vraies des communications sérieuses-fausses, et ce n'est pas toujours facile, car c'est à la faveur même de la gravité du langage que certains Esprits présomptueux ou faux savants cherchent à faire prévaloir les idées les plus fausses et les systèmes les plus absurdes ; et pour se donner plus de crédit et d'importance, ils ne se font pas de scrupule de se parer des nomsles plus respectables et même vénérés. C'est là un des plus grands écueils de la science pratique ; nous y reviendrons plus tard avec tous les développements que nécessite un sujet aussi important, en même temps que nous ferons connaître les moyens de se prémunir contre le danger des fausses communications.
...Communications (dites) instructives...
137. Les communications instructives sont les communications sérieuses qui ont pour objet principal un enseignement quelconque donné par les Esprits sur les sciences, la morale, la philosophie, etc.. Elles sont plus ou moins profondes, selon le degré d'élévation et de dématérialisation de l'Esprit. Pour retirer de ces communications un fruit réel, il faut qu'elles soient régulières, et suivies avec persévérance. Les Esprits sérieux s'attachent à ceux qui veulent s'instruire et ils les secondent, tandis qu'ils laissent aux Esprits lègers le soin d'amuser ceux qui ne voient dans ces manifestations qu'une distraction passagère. Ce n'est que par la régularité et la fréquence de ces communications qu'on peut apprécier la valeur morale et intellectuelle des Esprits avec lesquels on s'entretient, et le degré de confiance qu'ils méritent. S'il faut de l'expérience pour juger les hommes, il en faut plus encore peut-être pour juger les Esprits.
En donnant à ces communications la qualification d'instructives, nous les supposons vraies, car une chose qui ne serait pas vraie ne saurait être instructive, fût-elle dite dans le langage le plus imposant. Nous ne saurions donc ranger dans cette catégorie certains enseignements qui n'ont de sérieux que la forme souvent ampoulée et emphatique à l'aide de laquelle les Esprits plus présomptueux que savants qui les dictent espèrent faire illusion ; mais ces Esprits ne pouvant remplacer le fond qui manque chez eux, ne sauraient longtemps soutenir leur rôle ; ils trahissent bientôt leur côté faible, pour peu que leurs communications aient de la suite, ou qu'on sache les pousser dans leurs derniers retranchements.
source : le livre des médiums. allan kardec