Le mystère des lignes de Nazca.
Découvertes dans les années 30 au Pérou, les géoglyphes (environ 300) de Nazca sont des dessins tracés au sol, souvent figuratifs ou parfois totalement abstraits. Ils se trouvent dans le sud du Pérou, au milieu d'un désert aride qui n'enregistre que de très faibles précipitations annuelles. Grâce à cela, ces lignes ont été protégées de l'érosion et ont pu traverser les siècles. Le sol sur lequel les lignes ont été dessinées est couvert de cailloux que de l'oxyde de fer a coloré en gris. En les otant, les Nazcas ont fait apparaître un sol plus clair, découpant ainsi les contours de leurs images. Vues dans leur ensemble, ces lignes semblent être un fouilli, dispérsé au hasard, se croisant et créant des intersections sans raison apparente.
Ces géoglyphes ont été dessinés par les Nazcas (civilisation pré-incaïque du sud du Pérou, qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère). Ils réalisaient leurs ouvrages à partir de maquettes, s'aidant de procédés géomètriques simples. Les dessins, résutat d'un travail long, méthodique et précis, franchissent des ravins, escaladent des colines, sans que leur forme ou leur rectitude n'en soient affectés. Diverses poteries reprenant les même motifs ont été retrouvées. Imprimés sur la surface de la Pampa, les lignes prennent les formes de singes, d'oiseaux-mouches, de condor pour n'en citer que quelques uns. Ces tracés représentent les divinités animales des Nazcas.
L'existence des lignes de Nazca pose différentes questions, mais la principale qui vient à l'esprit est la suivante : Pour qui furent-elles tracées puisqu'il est impossible de les observer à même le sol? Beaucoup ont tenté d'élucider le mystère qui entoure ces étranges représentations. Le savant américain Paul Kosok émit l’hypothèse que ces lignes constitueraient « le plus grand livre d’astronomie du monde. » Il avait remarqué que lors du solstice d’été, les rayons du soleil couchant étaient parrallèles à un groupe de lignes représentant un oiseau. Gérard S. Hawkins encoda les divers alignements dans son ordinateur, en cherchant à isoler une période donnée entre 5 000 avant notre ère et 1900 de notre ère. Aucune des lignes n’était dirigée de manière concluante vers certaines étoiles à des moments importants comme le solstice ou l’équinoxe. Plus tard, le Dr Phyllis Pitluga, une chercheuse de l’Adler Planetarium de Chicago, découvrit que ce n’était pas tout à fait vrai. Ses recherches démontrèrent que l’araignée géante était censée représenter la constellation d’Orion et que la série des lignes droites qui l’entouraient retraçait les mouvements des trois étoiles du baudrier d’Orion (tout comme les pyramides de Gizeh).
Bien sûr, l’hypothèse d’un peuple non terrien a été largement émise. Des lecteurs de la Bible ont rapproché les visions d’Ezéchiel de certaines descriptions d’ovnis : « des roues enflammées transportant des êtres vivants dans le ciel ». Certains phénomènes décrits par la Bible et par d’autres textes anciens exprimeraient-ils la réaction de peuples dénués de technologie devant des machines qu’ils ne pouvaient comprendre? Ce n’est pas du tout invraisemblable car après tout, on peut également imaginer comment réagiraient les hommes du 19e siècle face aux prouesses techniques d’aujourd’hui.
Les années se suivent et les lignes de Nazca continuent à stupéfier les touristes et à déconcerter les historiens. Leur message est peut-être inscrit dans le sol, mais le désert refuse toujours de dévoiler ses secrets.
Les lignes et géoglyphes de Nazca sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1994.
Source : web.